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Syndicat
des travailleurs de Vahed Historique Le syndicat
des travailleurs de la compagnie Vahed (Sherkat-e Vahed) est fondé en 1968 mais
il a été démantelé au début des années 1980. La « Conseil Islamique du
Travail » ainsi que la « Maison des Travailleurs », tous les
deux formés par le gouvernement et la direction de la Compagnie, l’ont remplacés. En 2003,
les activistes de ce syndicat ont commencé à rétablir leur syndicat
indépendant.
Au moins 17
activistes sont licenciés de la compagnie Vahed, parmi eux, Mansour Ossanlou. 9 Mai
2005 Le 9 mai,
les membres du syndicat Vahed sont attaqués en même temps par les membres de
« la Maison des Travailleurs », «le Conseil Islamique »,
les vigiles de la compagnie et les forces de sécurités. Un certain nombre des
membres du syndicat sont blessés dans cette attaque. En
particulier, Mansour Ossanlou, est gravement atteint dans l’assaut et est
hospitalisé. Il est ensuite arrêté et emmené à l’interrogation. 3 Juin
2005 L’Assemblé
Général des travailleurs de la compagnie adopte la constitution du syndicat et plébiscite
l’organe de direction du syndicat. En dépit de blocages des routes menant au
lieu de rassemblement des travailleurs et l’intervention brutale des forces de
sécurités et les vigiles de la compagnie, 8000 des 17000 travailleurs de la
compagnie à Téhéran participent à cette élection. 7
Septembre Sept
leaders et membres du syndicat sont arrêtés. Ils sont accusés de perturbation
de l’ordre publique et sont relâchés sous caution. Ils étaient arrêtés pendant
une action de protestation contre les salaires impayés. Pendant cette action,
les conducteurs de bus avaient allumés les phares des buses lors des tournés
dans la ville de Téhéran. 22
Décembre Les agents
du ministère de l’information arrêtent 14 membres du syndicat y compris son
président, Mansour Ossanlou. 25
Décembre 3000
travailleurs de la compagnie Vahed débrayent et marchent dans une protestation.
17 autres activistes du syndicat sont arrêtés. 26
Décembre La
Confédération Internationale des Syndicats Libre (CISL), envoie sa première
lettre de protestation à gouvernement iranien. 27
Décembre Tous les
activistes sauf Mansour Ossanlou sont relâchés. Entre temps, tous les comptes
en banques des membres du syndicat sont gelés et le payement des salaires est
bloqué. 31
Décembre Ghalibaf le
maire de Téhéran, promets aux membres du syndicat, de faire tous ce qui en son
pouvoir pour libérer Mansour Ossanlou et résoudre les autres problèmes et des
demandes. 1
Janvier 2006 150 travailleurs
de tous les secteurs de la compagnie Vahed à Téhéran se rassemblent devant le
tribunal islamique. Ce rassemblement se tient de 8:30 à 1:30. Les travailleurs
demandent la libération immédiate et inconditionnelle du leader du syndicat,
Mansour Ossanlou. 2
Janvier Au moins,
5000 membres du syndicat se rassemblent au Stade d’Azadi à Téhéran demandant la
libération immédiate et inconditionnelle de Mansour Ossanlou. La maire de
Téhéran, qui participe à ce rassemblement est confrontée aux ouvriers en colères. 6 Janvier Le CISL
envoie sa seconde lettre de protestation. Également, le « International
Transport Federation » (ITF) adresse une lettre protestation au
gouvernement iranien. Ces deux lettres
condamnent la répression et indiquent « l’inexorable conclusion qu’un
nouvel exemple de répression contre les activistes de syndicalisme libre et
indépendant est en train de se généraliser en Iran ». 7
Janvier Le syndicat
appel à une nouvelle action de protestation en demandant aux conducteurs,
d’allumer les phares des buses lors des tournés dans la ville de Téhéran. Une
nouvelle grève est annoncée pour la 29 janvier 2006. 19
Janvier Le comité
des transporteurs urbains d’ITF tient une réunion à Paris et adopte unanimement
une résolution demandant la libération immédiate de Mansour Ossanlou. Depuis la
fin de mois décembre 2005, à travers le monde ont adressées des lettres de
protestations au gouvernement iranien. Parmi eux
le syndicats du Yémen, du Maroc, de l’Egypte, la Tunisie, la Jordanie, le
Kuwait, le Canada, les Etats-Unis, l’Angleterre, l’Autriche, l’Allemagne,
l’Italie, La Suède, La Norvège, le Lituanie,
l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon, les Philippines et le
Thaïlande. 26
Janvier 8 membres
du conseil exécutif du syndicat sont convoqués au tribunal. Ils sont maintenus
en détention. Dans une interview, le maire de Téhéran, an ancien haut
responsable militaire, qui avait fait auparavant quelques promis aux
travailleurs, déclare ce syndicat « illégal » et déclare la fin de la
grève. Les forces de sécurités du gouvernement les membres du ministère de
l’information et la Compagnie de transport use de toutes sortes d’intimidations
et déploient les méthodes de répressions variées pour briser la grève. Entraîner
les nouvelles buses avec d’autres conducteurs an tant que briseurs de grève, la
distribution des tractes dans la ville de Téhéran, l’accusation de subversion
et sabotage à l’encontre des ouvriers et membres du syndicat et propager la
désinformation comme quoi la grève n’aura pas lieu. 28
Janvier Dans la
matinée, les conducteurs des buses en grève sont battus et frappés. Ils sont
forcés de conduire les buses à Téhéran. Selon les sources d’information à
Téhéran, quelques 100 membres du syndicat sont arrêtés depuis le 27 janvier
dans cette ville. En dépit de la répression massive et brutale des policiers et
les forces armés, la grève est déjà commencée dans certains secteurs de la
ville. Par la suite quelques 1300 membres du syndicat sont arrêtes et
emprisonnés. Plusieurs centaines de
travailleurs, leurs épouses et même leurs enfants sont battus et emmener à la
prison d’Evine. Les interrogations commencent. Pour réprimer la grève, les
forces de sécurités utilisent le gaz lacrymogène, frappent avec des battons et
n’hésitent pas de menacer de tirer sur les ouvriers en grève. Dans chacune des
secteurs ou de 600 à 700 ouvriers étaient sensé de se réunir, plus de 1500
forces de sécurités étaient présentes. La police a
envahie la maison des membres du syndicat et la majorité des membres de direction
du syndicat sont emprisonnés. 29
Janvier Plus de 700
membres du syndicat et un nombre indéterminé des leurs supporters sont toujours
en détention. Plus de 30 travailleurs arrêtés sont gravement blessé et cela
nécessite l’intervention médicale immédiate et contraint les forces de
sécurités de les emmener à l’hôpital. Les ouvriers emprisonnés à la prison
d’Evine ont décidé d’entamer une grève de la faim. 1
Février Un group
des familles et épouses des membres emprisonnés du syndicat se rassemblent
devant le parlement à Téhéran. Ils sont confrontés à un large contingent des
forces de sécurité. Malgré cela, une centaine d’eux parvient à réclamer la
libération immédiate des ouvriers emprisonnés. Les familles décident de se
rassembler devant le Tribunal Islamique le 4 février. CISL
adresse sa troisième lettre de protestation au gouvernement iranien. 2
Février L’Amnesty
International appel à la libération immédiate des travailleurs emprisonnés. Le
« Canadian Labour Congress » (CLS) organise un rassemblement de
protestation devant l’ambassade iranien à Ottawa. Les
protestations viennent de partout… 4
Février Les actions
de protestations sont organisées par les iraniens devant l’ambassade à Londres.
Les représentants de TUC, GMB et ITF se sont joint à cette action. Les conducteurs
de trains en Argentine adressent une lettre de protestation. 7
Février Selon la
porte parole du syndicat Vahed, quelques 200 ouvriers sont relâchés. Pourtant,
la Compagnie refuse de rétablir leur travail. Le 6 février un autre membre du
conseil exécutif du syndicat est arrêté lors de sa visite chez sa mère. 8
Février Le CISL et
Global Unions désignent ensemble le 15 février comme la journée internationale
d’action pour protester contre la violation des droits syndicaux des
travailleurs de bus à Téhéran. Un autre
membre du conseil exécutif du syndicat est arrêté à Téhéran. Durant les jours
précédents il avait pu se détacher des forces de sécurités qui le
poursuivaient. Il est appréhendé à l’est de Téhéran dans un centre d’aide pour
les travailleurs limogés par la Compagnie. L’autorité
iranienne veut arrêter tous les membres du conseil exécutif et les membres
active du syndicat. 12
Février La majorité
des travailleurs emprisonnés sont libres. Quelques 70 à 80 membres du syndicat
sont toujours en détention à la prison d’Evine. Aucun membre du conseil
exécutif du syndicat n’est relâché. La Compagnie refuse de réinstaurer ces
travailleurs. 13
Février 3 membres
de conseil exécutif du syndicat sont relâchés. 15 autres sont toujours en
détention. L’arrestation des autres membres continue. Une centaine de
travailleurs protestent devant le ministère du travail pendant deux jours
consécutifs. 14
Février Les
syndicats de Transport en Australie, Canada, Russie et Turquie adressent des
lettres de protestations au gouvernement iranien. 15
Février – Journée d’action internationale L’inde :
une délégation du syndicat de Transport et Dock Workers Union (dockers)
remettent une lettre de protestation au consulat général iranien. Le
Japon : Les membres du syndicat JRU se sont rassemblés devant l’ambassade
iranienne à Tokyo et ont appelé le gouvernement iranien de libérer les
travailleurs emprisonnés et demander le respect des droits des travailleurs en
Iran. L’Australie
et la Nouvelle-zélande : Le secrétaire général du syndicats de Transport,
«Rail, Tram and Bus Union », dans ces deux pays a adressé une lettre de
protestation au président iranien. Le Moyen-Orient :
Les membres et représentants de l’ITF et les syndicats de Transport ont
organisé des actions en Egypte, Tunisie et Maroc. Les membres du syndicat du
secteur pétrochimie en Jordanie, les travailleurs de chemin de ferre et
transport maritime en Tunisie ont protesté contre la répression des
travailleurs. En Iraq, le GFIW (General Federation of Iraqi Workers) ont
manifesté devant l’ambassade iranienne à Bagdad et ont adressé une lettre de
protestation. L’Autriche :
Les membres du syndicats de chemin de ferre (GdEÖ), ainsi que le syndicat des
travailleurs municipaux GdG, ont organisé à vienne, une action de solidarité
avec les travailleurs en Iran. Les représentants du syndicat FNCTTFEL de
Luxembourg étaient présents à cette action. L’Angleterre :
Plus de 100 personnes ont participé à une action de protestation devant
l’ambassade iranienne à Londres. Les représentants des syndicats ASLEF, GMB,
RMT, UNISON et ITF ont participé à cette action. 16
Février – suite de la Journée d’action internationale 7 membres
du conseil exécutif du syndicat Vahed sont relâchés. 8 membres de ce
conseil sont toujours emprisonnés. Le
Thaïlande : Action organisée par ITF à la quel participent les membres des
syndicats BMTA-SW, TRAN-U, LU-ETA, SRUT et AOT-SWU. Manifestation et marche vers l’ambassade
iranienne à Bangkok, une lettre de protestation est envoyée au gouvernement iranien. Canada :
action devant l’ambassade iranienne. Les représentants de CLC, ainsi le
syndicat de la poste du Canada ont participés au protestation. USA :
Teamsters Union et Amalgamated Transit Union se sont jointes à une action de
protestation à Washington DC. Les participants ont réclamés la libération de
Mansour Ossanlou. Ils ont scandés le slogan ; "free Mansour Ossanlou now!" L’Australie :
Les syndicats et la communauté iranienne ont participés à un rassemblement de
protestation devant l’ambassade iranienne. Les porte paroles de MUA, RTBU, TWU,
CFMEU et CSPU ont demandé à l’ambassadeur iranien d’adresser leur message de
protestation au gouvernement. 17
Février 70 à 80
ouvriers emprisonnés sont relâchés. Les membres suivants du syndicat sont toujours
maintenus en prison ; Mansour Ossanlou, Ebrahim Madadi, Mansour Haiat
Ghaibi, Yusseff Moradi, Yaghoub Salimi, Ali Zat Hosseini, Mohammad Ebrahim Zat
Ghorabi. En
Nouvelle-Zélande, la Suisse, Norvège, Philippines et Bangladesh des actions de
protestations sont organisés... 22 février Six membres de l'Exécutif du syndicat sont toujours en prison. La compagnie continue à refuser de réembaucher les militants syndicaux. Plusieurs centaines d'entre eux sont concernés et se trouvent dans une situation très délicate. 23 février Le 22 février, environ 150 agents de bus ont organisé une manifestation devant le ministère du Travail pour réclamer leur réembauche. Le 21 février, le juge a permis pour la première fois aux familles de visiter les trois détenus à la prison Evin. L'Agence de presse iranienne (ILNA) a indiqué le 11 février qu'un «Comité de défense des organisations syndicales des travailleurs en Iran» avait publié un communiqué réclamant la libération inconditionnelle de tous les agents de bus à Téhéran. Ce Comité était composé de 14 syndicats «traditionnels» (voir ci-dessous*). La déclaration révèle que les organisations syndicales indépendantes ou officieuses continuent à être opprimées en Iran et sont progressivement annihilées. La déclaration précise que «Ces agents de bus protestent pour obtenir leurs droits fondamentaux et des salaires décents pour sortir de la misère. Tous ceux qui ne reconnaissent pas les droits légitimes des syndicats indépendants maltraitent les travailleurs». * Organisation iranienne de la formation des conducteurs, Organisation des conducteurs de bus d'Iran, Organisation des conducteurs de bus de Kerman, Organisations des professeurs d'auto-école de Téhéran, Mashad, Arak, Shahrekord, Esphahan, Organisation des journalistes de la presse libre de Téhéran, Organisation des peintres de Téhéran, Organisation des employés de l'hôpital de Khatamolanbiya, Organisation des professeurs d'auto-école de Khoramabad, Conseil du travail islamique de la compagnie Tehranshimi, Organisation des employés de l'hôpital Mehrad. La déclaration a été adressée au ministre de la Justice, au Président iranien, au Chef du Parlement iranien, aux membres du Comité du travail des affaires sociales du Parlement, au Ministre du travail et des affaires sociales, au Maire de Téhéran et à toutes les agences de presse et aux journaux iraniens. 24 février Le ministre de la Justice Jamal Karimi-Rad reconnaît le 22 février que six hommes sont détenus pour «actes illicites» sans toutefois préciser le chef d'accusation. Les autorités et la presse officielle ont dans un premier temps gardé le silence. Le 6 février, le Parti réformiste d'Iran, le Front de participation, a déposé une plainte. 27 février Publication de la version anglaise de la déclaration du syndicat «Soutien et solidarité internationale pour les travailleurs» Elle remercie tous ceux qui ont participé à la Journée d'action mondiale le 15 février. La déclaration révèle que les autorités ont déclaré que les détenus ne seraient libérés que s'ils s'engageaient par écrit à cesser de participer à des activités syndicales. Apparemment, les autorités auraient également déclaré qu'il n'était guère «prudent pour l'instant de permettre la formation de syndicats dans le pays ; toute personne qui déciderait de participer à des activités syndicales serait considérée comme étant opposée au régime de la République islamique et par conséquent serait poursuivie en justice». Le syndicat souhaite exercer d'autres pressions internationales sur le gouvernement iranien. La déclaration initiale en farsi a été publiée le lendemain de la manifestation mondiale.7 mars Le porte-parole du syndicat Golam Reza Mirzaie a été arrêté il y a trois jours à Téhéran. 14 March On 13 March, around 120 workers once again gathered outside various government offices and the bus company headquarters in protest at the continued barring of around 1,000 bus workers from work who have been without pay for the past six weeks. The workers were told that a decision will be made by 18 March. The full list of 46 workers whose contracts have been terminated can be viewed here >> 15 March The ITF/FES road transport workers' seminar held in Cairo on 12-14 March 2006 adopts a resolution in support of the Tehran bus workers. Unions from Egypt, Jordan, Morocco, Palestine, Tunisia and Yemen send their protest to the government of Iran. 18 March 19 March 20 March |