Message de Gholamreza
MIRZAI, le porte parole du Syndicat Vahed,
aux
ouvriers du syndicat et leurs familles Salutations chaleureuses à mes collègues Salutations chaleureuses à mes camarades en prison et leurs épouses et enfants emprisonnés Salutations chaleureuses aux membres emprisonnés du bureau du syndicat Chers Amis, Je suis fier d’être le port parole du syndicat Vahed. Malheureusement Mansour Ossanlou et les autres camarades du bureau du syndicat sont, en ce moment, en prison et aujourd’hui j’ai la responsabilité importante d’agir au nom du syndicat. Comme vous le savez, malgré une nécessité vitale, nous n’avons plus de possibilité de se rassembler et discuter et échanger ensemble. C’est pourquoi j’estime nécessaire de communiquer avec vous à travers de ces lignes. En premier lieu, j’ai une grande pensée pour nos camarades emprisonnés. Ils sont plus de 1000 personnes. Leur « délit » est d’avoir des revendications légitimes comme augmentation de salaire, la reconnaissance de leur syndicat, etc. Ils sont emprisonnés parce qu’ils ont parlé de l’union, organisation, grève et ont revendiqué une vie meilleure. Mais quelle fierté qu’ils nous encouragent depuis la prison pour continuer notre lutte. Nous recevons au quotidien leurs messages qui nous renforcent dans notre démarche. A chaque fois qu’il y la libération d’un des militants, ça serait un rêve de l’accueillir par des milliers et faire une grande fête en son honneur dans toute la ville. Hélas la situation ne le permet pas. Désormais, ils sont tous dans nos cœurs. Leurs encouragements pour continuer la lutte nous donne une grande responsabilité. S’il y aurait une petite amélioration dans les conditions du travail, ça sera grâce à leur lutte. Nous nous engageons auprès de nos camarades emprisonnés de s’occuper à leurs familles. Nous ne les laisserons pas seules. Nous avons déjà organisé l’aide à toutes ces familles. Un autre point à souligner est que malgré l’arrestation d’un nombre important du bureau du syndicat, c’est très enthousiasmant de voir que d’autres militants les remplacent. C’est une démonstration que l’idée d’avoir une organisation syndicale a fait son chemin et aujourd’hui tout le monde connaît l’importance du rôle du syndicat. Une nouvelle génération des ouvriers a le devoir de prendre la direction de la lutte. Elle a le devoir de mener la lutte pour la libération de tous les militants emprisonnés et aussi leur retour au travail. Le troisième point, ce sont les familles des militant emprisonnés. Elles se battent aussi avec beaucoup d’espoir. Elle se réunissent et regroupent leurs luttes pour faire passer le message de nos militants à l’extérieur de la prison. Leur démarche nous donne beaucoup de force et nous réconforte dans notre lutte. Elles doivent en même temps s’occuper à la vie quotidienne de la famille. Notre point fort est notre union. Nous l’avons mais si nous ne l’organisons pas, notre message ne passera pas. Le quatrième point, la continuité de notre lutte légitime. Nous devons prendre toute notre force pour la libération de nos collègues. Ils doivent être libérés sans aucune condition. Nos revendications sont les revendications de tous les ouvriers dans notre pays. Est-ce que vous connaissez un ouvrier qui ne revendique pas l’augmentation de son salaire pour mener une vie plus sereine ? Est-ce que vous connaissez un ouvrier qui ne revendique pas son organisation syndicale ? Est-ce que vous connaissez un ouvrier qui ne veuille pas réagir, faire la grève devant les vexations et salaires honteux ? Ces revendications sont dans le cœur du peuple. Ils ne peuvent les faire taire avec la prison, torture et licenciement. Même la petite minorité qui suit les conseils islamiques, est d’accord avec nous si elle ne soit pas nourrit par ailleurs. Et enfin ces revendications sont les revendications de 17000 ouvriers de Vahed et leurs familles. Nous avons le devoir de se battre pour notre avenir et celui de nos enfants. Les épouses de nos camarades jouent un rôle important. Nous appelons tous les travailleurs de Vahed de participer dans tous les rassemblements organisés par ces familles. Le dernier point est que mes collègues et moi-même sommes poursuivis et nous pouvons être arrêtés à tous moments. Je suis fier de dépenser toute mon énergie pour une vie meilleure pour la grande famille ouvrière. Je suis fier d’être un adhérant du syndicat pour faire valoir nos revendications communes. Je suis convaincu que nos efforts, même s’ils nous ont coûté chers, a déjà eu des fruits. Aujourd’hui nous sommes riches d’expériences. Nous avons appris comment s’unir et s’organiser. Vous connaissez tous la valeur de vos dirigeants et l’importance d’avoir une organisation syndicale. Même s’ils nous emprisonnent aussi, ces convictions sont aujourd’hui dans le cœur des milliers d’ouvriers. Je serre vos mains chaleureusement Le secret de notre victoire est l’union et l’organisation Gholamerez MIRZAI Membre du bureau et porte parole du syndicat Vahed 03 février 2006 |